Isidore Lucien Ducasse Comte de Lautréamont – Les chants de Maldoror

Borghese_Hermaphroditus_Louvre_Ma231_n3

Chant 2, strophe 7

   Là, dans un bosquet entouré de fleurs, dort l’hermaphrodite, profondément assoupi sur le gazon, mouillé de ses pleurs. La lune a dégagé son disque de la masse des nuages, et caresse avec ses pâles rayons cette douce figure d’adolescent. Ses traits expriment l’énergie la plus virile, en même temps que la grâce d’une vierge céleste. Rien ne paraît naturel en lui, pas même les muscles de son corps, qui se fraient un passage à travers les contours harmonieux de formes féminines. Il a le bras recourbé sur le front, l’autre main appuyée contre la poitrine, comme pour comprimer les battements d’un cœur fermé à toutes les confidences, et chargé du pesant fardeau d’un secret éternel. Fatigué de la vie, et honteux de marcher parmi des êtres qui ne lui ressemblent pas, le désespoir a gagné son âme, et il s’en va seul, comme le mendiant de la vallée. Comment se procure-t-il les moyens d’existence? Des âmes compatissantes veillent de près sur lui, sans qu’il se doute de cette surveillance, et ne l’abandonnent pas: il est si bon! Il est si résigné! Volontiers il parle quelquefois avec ceux qui ont le caractère sensible, sans leur toucher la main, et se tient à distance, dans la crainte d’un danger imaginaire. Si on lui demande pourquoi il a pris la solitude pour compagne, ses yeux se lèvent vers le ciel, et retiennent avec peine une larme de reproche contre la Providence; mais, il ne répond pas à cette question imprudente, qui répand, dans la neige de ses paupières, la rougeur de la rose matinale. Si l’entretien se prolonge, il devient inquiet, tourne les yeux vers les quatre points de l’horizon, comme pour chercher à fuir la présence d’un ennemi invisible qui s’approche, fait de la main un adieu brusque, s’éloigne sur les ailes de sa pudeur en éveil, et disparaît dans la forêt. On le prend généralement pour un fou. Un jour, quatre hommes masqués, qui avaient reçu des ordres, se jetèrent sur lui et le garrottèrent solidement, de manière qu’il ne pût remuer que les jambes. Le fouet abattit ses rudes lanières sur son dos, et ils lui dirent qu’il se dirigeât sans délai vers la route qui mène à Bicêtre. Il se mit à sourire en recevant les coups, et leur parla avec tant de sentiment, d’intelligence sur beaucoup de sciences humaines qu’il avait étudiées et qui montraient une grande instruction dans celui qui n’avait pas encore franchi le seuil de la jeunesse, et sur les destinées de l’humanité où il dévoila entière la noblesse poétique de son âme, que ses gardiens, épouvantés jusqu’au sang de l’action qu’ils avaient commise, délièrent ses membres brisés, se traînèrent à ses genoux, en demandant un pardon qui fut accordé, et s’éloignèrent, avec les marques d’une vénération qui ne s’accorde pas ordinairement aux hommes. Depuis cet événement, dont on parla beaucoup, son secret fut deviné par chacun, mais on paraît l’ignorer, pour ne pas augmenter ses souffrances; et le gouvernement lui accorde une pension honorable, pour lui faire oublier qu’un instant on voulut l’introduire par force, sans vérification préalable, dans un hospice d’aliénés. Lui, il emploie la moitié de son argent; le reste, il le donne aux pauvres. Quand il voit un homme et une femme qui se promènent dans quelque allée de platanes, il sent son corps se fendre en deux de bas en haut, et chaque partie nouvelle aller étreindre un des promeneurs; mais, ce n’est qu’une hallucination, et la raison ne tarde pas à reprendre son empire. C’est pourquoi, il ne mêle sa présence, ni parmi les hommes, ni parmi les femmes; car, sa pudeur excessive, qui a pris jour dans cette idée qu’il n’est qu’un monstre, l’empêche d’accorder sa sympathie brûlante à qui que ce soit. Il croirait se profaner, et il croirait profaner les autres. Son orgueil lui répète cet axiome: « Que chacun reste dans sa nature. » Son orgueil, ai-je dit, parce qu’il craint qu’en joignant sa vie à un homme ou à une femme, on ne lui reproche tôt ou tard, comme une faute énorme, la conformation de son organisation. Alors, il se retranche dans son amour-propre, offensé par cette supposition impie qui ne vient que de lui, et il persévère à rester seul, au milieu des tourments, et sans consolation. Là, dans un bosquet entouré de fleurs, dort l’hermaphrodite, profondément assoupi sur le gazon, mouillé de ses pleurs. Les oiseaux, éveillés, contemplent avec ravissement cette figure mélancolique, à travers les branches des arbres, et le rossignol ne veut pas faire entendre ses cavatines de cristal. Le bois est devenu auguste comme une tombe, par la présence nocturne de l’hermaphrodite infortuné. O voyageur égaré, par ton esprit d’aventure qui t’a fait quitter ton père et ta mère, dès l’âge le plus tendre; par les souffrances que la soif t’a causées, dans le désert; par ta patrie que tu cherches peut-être, après avoir longtemps erré, proscrit, dans des contrées étrangères; par ton coursier, ton fidèle ami, qui a supporté, avec toi, l’exil et l’intempérie des climats que te faisait parcourir ton humeur vagabonde; par la dignité que donnent à l’homme les voyages sur les terres lointaines et les mers inexplorées, au milieu des glaçons polaires, ou sous l’influence d’un soleil torride, ne touche pas avec ta main, comme avec un frémissement de la brise, ces boucles de cheveux, répandues sur le sol, et qui se mêlent à l’herbe verte. Écarte-toi de plusieurs pas, et tu agiras mieux ainsi. Cette chevelure est sacrée; c’est l’hermaphrodite lui-même qui l’a voulu. Il ne veut pas que des lèvres humaines embrassent religieusement ses cheveux, parfumés par le souffle de la montagne, pas plus que son front, qui resplendit, en cet instant, comme les étoiles du firmament. Mais, il vaut mieux croire que c’est une étoile elle-même qui est descendue de son orbite, en traversant l’espace, sur ce front majestueux, qu’elle entoure avec sa clarté de diamant, comme d’une auréole. La nuit, écartant du doigt sa tristesse, se revêt de tous ses charmes pour fêter le sommeil de cette incarnation de la pudeur, de cette image parfaite de l’innocence des anges: le bruissement des insectes est moins perceptible. Les branches penchent sur lui leur élévation touffue, afin de le préserver de la rosée, et la brise, faisant résonner les cordes de sa harpe mélodieuse, envoie ses accords joyeux, à travers le silence universel, vers ces paupières baissées, qui croient assister, immobiles, au concert cadencé des mondes suspendus. Il rêve qu’il est heureux; que sa nature corporelle a changé; ou que, du moins, il s’est envolé sur un nuage pourpre, vers une autre sphère, habitée par des êtres de même nature que lui. Hélas! que son illusion se prolonge jusqu’au réveil de l’aurore! Il rêve que les fleurs dansent autour de lui en rond, comme d’immenses guirlandes folles, et l’imprègnent de leurs parfums suaves, pendant qu’il chante un hymne d’amour, entre les bras d’un être humain d’une beauté magique. Mais, ce n’est qu’une vapeur crépusculaire que ses bras entrelacent; et, quand il se réveillera, ses bras ne l’entrelaceront plus. Ne te réveille pas, hermaphrodite; ne te réveille pas encore, je t’en supplie. Pourquoi ne veux-tu pas me croire? Dors… dors toujours. Que ta poitrine se soulève, en poursuivant l’espoir chimérique du bonheur, je te le permets; mais, n’ouvre pas tes yeux. Ah ! n’ouvre pas tes yeux! Je veux te quitter ainsi, pour ne pas être témoin de ton réveil. Peut-être un jour, à l’aide d’un livre volumineux, dans des pages émues, raconterai-je ton histoire, épouvanté de ce qu’elle contient, et des enseignements qui s’en dégagent. Jusqu’ici, je ne l’ai pas pu; car, chaque fois que je l’ai voulu, d’abondantes larmes tombaient sur le papier, et mes doigts tremblaient, sans que ce fût de vieillesse. Mais, je veux avoir à la fin ce courage. Je suis indigné de n’avoir pas plus de nerfs qu’une femme, et de m’évanouir, comme une petite fille, chaque fois que je réfléchis à ta grande misère. Dors… dors toujours; mais, n’ouvre pas tes yeux. Ah! n’ouvre pas tes yeux! Adieu, hermaphrodite! Chaque jour, je ne manquerai pas de prier le ciel pour toi (si c’était pour moi, je ne le prierai point). Que la paix soit dans ton sein!

   Là, in un boschetto circondato di fiori, dorme l’ermafrodito, profondamente assopito sul prato, bagnato dai suoi pianti. La luna ha sprigionato il suo disco dalla massa delle nubi e carezza con i suoi pallidi raggi questo dolce volto di adolescente. I suoi tratti esprimono l’energia più virile e nello stesso tempo la grazia di una vergine celeste. Niente sembra naturale in lui, nemmeno i muscoli del suo corpo, che si aprono un varco attraverso i contorni armoniosi delle forme femminili. Ha il braccio curvo sulla fronte, l’altra mano appoggiata contro il petto, come per comprimere i battiti di un cuore chiuso a tutte le confidenze e gravato dal pesante fardello di un segreto eterno. Stanco della vita e vergognoso di camminare tra esseri che non gli somigliano, la disperazione ha conquistato la sua anima, e se ne va solo, come il mendicante della valle. Come si procura i mezzi per vivere? Anime pie vegliano presso di lui, senza che sospetti di questa sorveglianza, e non lo abbandonano: è così buono! è così rassegnato! Qualche parla volentieri con chi ha il carattere sensibile, senza toccare la mano, a distanza, temendo per un pericolo immaginario. Se gli si chiede perché ha preso per compagna la solitudine, i suoi occhi si levano al cielo e a stento trattengono appena una lacrima di rimprovero contro la Provvidenza; ma non risponde a questa domanda imprudente che spande, nella neve delle sue palpebre, il rossore della rosa mattutina. Se il colloquio si prolunga, lui si inquieta, volge gli occhi verso i quattro punti dell’orizzonte, come per cercare di fuggire la presenza di un nemico invisibile che si avvicina, fa con la mano un brusco saluto, s’allontana sulle ali del suo pudore all’erta e sparisce nella foresta. Generalmente lo prendono per pazzo. Un giorno, quattro uomini mascherati, che avevano ricevuto degli ordini, si gettarono su di lui e lo legarono saldamente in modo che potesse muovere solo le gambe. La frusta abbatté le rudi corregge sulla sua schiena, e gli dissero di dirigersi senza indugio verso la strada che va a Bicêtre. Si mise a sorridere ricevendo colpi e parlò con loro con tanto sentimento e intelligenza di molte scienze umane che aveva studiato e che mostravano una grande istruzione in chi non aveva ancora varcato la soglia della giovinezza, e dei destini dell’umanità svelando l’intera nobiltà poetica della sua anima, che i guardiani, spaventati a morte dall’azione che avevano commesso, sciolsero le sue membra spezzate, si gettarono alle sue ginocchia, chiedendo un perdono che fu accordato, e si allontanarono, con i segni di una venerazione che non si accorda ordinariamente agli uomini. Dopo questo evento, di cui si parlò molto, il suo segreto fu indovinato da chiunque, ma si fingeva di ignorarlo, per non aumentare le sue sofferenze, e il governo gli accorda una pensione onorevole, per fargli dimenticare che per un istante si volle mandarlo a forza, senza verifica preliminare, in un ospizio per pazzi. Lui, impiega la metà del suo denaro, e il resto lo dà ai poveri. Quando vede un uomo e una donna che passeggiano in un viale di platani, sente il suo corpo fendersi in due dall’alto in basso, ed ogni parte nuova andare a stringere uno dei due passanti; ma è solo un’allucinazione, e la ragione non tarda a riprendere il suo controllo. È per questo, lui non coinvolge la sua presenza, né tra gli uomini, né tra le donne; poiché il suo eccessivo pudore, partorito dall’idea di essere un mostro, gli impedisce di accordare la sua ardente simpatia a chiunque. Crederebbe di profanarsi, e crederebbe di profanare gli altri. Il suo orgoglio gli ripete questo assioma: «Ciascuno resti nella propria natura». Il suo orgoglio, ho detto, perché egli teme che unendo la sua vita a un uomo o a una donna, gli si rinfacci prima o poi, come una colpa enorme, la conformazione del suo organismo. Allora si trincera nel suo amor proprio, offeso da questa supposizione empia che viene soltanto da lui, e insiste a restare solo, tra i tormenti, sconsolato. Là, in un boschetto circondato di fiori, dorme l’ermafrodito, profondamente assopito sul prato, bagnato dai suoi pianti. Gli uccelli, risvegliati, contemplano estasiati quel viso malinconico attraverso i rami degli alberi, e l’usignolo non vuole far sentire le sue cavatine di cristallo. Il bosco è diventato augusto come una tomba, per la presenza notturna dell’ermafrodito sventurato. O smarrito viaggiatore, per il tuo spirito d’avventura che ti ha fatto lasciare nella più tenera età tuo padre e tua madre; per le sofferenze che la sete ti ha causato nel deserto; per la tua patria che tu forse cerchi, dopo aver errato lungo tempo, proscritto, in contrade straniere; per il tuo corsiero, il tuo fedele amico, l’esilio e le intemperie dei climi che ti faceva percorrere il tuo umore vagabondo; per la dignità che danno all’uomo i viaggi in terre lontane e in mari inesplorati, tra i ghiacci polari, o sotto l’influenza di un sole torrido, non toccare con la tua mano, come con un fremito di brezza, quei ricci sparsi a terra, che si confondono con l’erba verde. Scostati di molti passi, e tu agirai molto meglio. Questa chioma è sacra; è l’ermafrodito stesso che l’ha voluto. Lui non vuole che labbra umane bacino religiosamente i suoi capelli, profumati del soffio della montagna, e neppure la fronte, che risplende, in questo istante, come le stelle del firmamento. Ma, meglio credere che è lui stesso una stella scesa dalla sua orbita, traversando lo spazio, sulla sua fronte maestosa, che circonda con il suo chiarore di diamante, come un’aureola. La notte, che scosta col dito la sua tristezza, si veste di tutti i suoi incanti per festeggiare il sonno di quest’incarnazione del pudore, di questa immagine perfetta dell’innocenza degli angeli: il ronzio degli insetti è meno percettibile. I rami fanno pendere su di lui la loro folta elevazione, per preservarlo dalla rugiada, e la brezza, facendo risuonare le corde della sua arpa melodiosa, invia i suoi accordi gioiosi, attraverso il silenzio universale, verso queste palpebre abbassate, che credono di assistere, immobili, al concerto cadenzato dei mondi sospesi. Sogna che è felice; che la sua natura corporale è cambiata; o che, almeno, s’è involata su una nube purpurea, verso un’altra sfera, abitata da esseri della sua stessa natura. Ahimè! che la sua illusione si prolunghi fino al risveglio dell’aurora! Lui sogna che i fiori gli danzano intorno, come immense ghirlande folli, e lo impregnano dei loro profumi soavi, mentre lui canta un inno d’amore, tra le braccia di un essere umano di una bellezza magica. Ma, non è che un vapore crepuscolare ciò che intrecciano le sue braccia; e quando si sveglierà, le sue braccia non lo intreccerà più. Non svegliarti, ermafrodito; non svegliarti ancora, ti supplico. Perché tu non vuoi credermi? Dormi… dormi per sempre. Che il tuo petto si sollevi, perseguendo la speranza chimerica della felicità, te lo permetto; ma non aprire i tuoi occhi! Io voglio lasciarti così, per non essere testimone del tuo risveglio. Forse un giorno, con l’aiuto di un libro voluminoso, in pagine commosse, racconterò la tua storia, spaventato da ciò che essa contiene, e degli insegnamenti che ne derivano. Finora non l’ho potuto fare; perché, ogni volta che l’ho voluto, lacrime abbondanti cadevano sulla carta e le dita tremavano, senza che si trattasse di vecchiaia. Ma, io voglio al fine avere questo coraggio. Sono indignato di non avere più nervi di una donna, e di svenire come una ragazzina ogni volta che rifletto sulla tua grande miseria. Dormi… dormi per sempre; ma non aprire i tuoi occhi! Addio, ermafrodito! Ogni giorno, io non mancherò di pregare il cielo per te (se fosse per me, non lo pregherei affatto). Che la pace sia nel tuo seno!

©  traduzione di Marco Vignolo Gargini

Informazioni su Marco Vignolo Gargini

Marco Vignolo Gargini, nato a Lucca il 4 luglio 1964, laureato in Filosofia (indirizzo estetico) presso l’Università degli Studi di Pisa. Lavora dal 1986 in qualità di attore e regista in rappresentazioni di vario genere: teatro, spettacoli multimediali, opere radiofoniche, letture in pubblico. Consulente filosofico e operatore culturale, ha scritto numerose opere di narrativa tra cui i romanzi "Bela Lugosi è morto", Fazi editore 2000 e "Il sorriso di Atlantide", Prospettiva editrice 2003, i saggi "Oscar Wilde – Il critico artista", Prospettiva editrice 2007 e "Calciodangolo", Prospettiva editrice 2013, nel 2014 ha pubblicato insieme ad Andrea Giannasi "La Guerra a Lucca. 8 settembre 1943 - 5 settembre 1944", per i tipi di Tra le righe libri, nel 2016 è uscito il suo "Paragrafo 175- La memoria corta del 27 gennaio", per i tipi di Tra le righe libri; è traduttore di oltre una trentina di testi da autori come Poe, Rimbaud, Shakespeare, Wilde. Nel 2005 il suo articolo "Le poète de sept ans" è stato incluso nel 2° numero interamente dedicato a Arthur Rimbaud sulla rivista Cahiers de littérature française, nata dalla collaborazione tra il Centre de recherche sur la littérature français du XIX siècle della Università della Sorbona di Parigi e l’Università di Bergamo. È stato Presidente dell’Associazione Culturale “Cesare Viviani” di Lucca. Molte sue opere sono presenti sul sito www.romanzieri.com. Il suo blog è https://marteau7927.wordpress.com/ ****************** Marco Vignolo Gargini, born in Lucca July 4, 1964, with a degree in Philosophy (Aesthetic) at the University of Pisa. He works since 1986 as an actor and director in representations of various kinds: theater, multimedia shows, radio plays, readings in public. Philosophical counselor and cultural worker, has written numerous works of fiction, including the novels "Bela Lugosi è morto", Fazi Editore 2000 and "Il sorriso di Atlantide," Prospettiva editrice 2003, essays "Oscar Wilde - Il critico artista," Prospettiva editrice in 2007 and "Calciodangolo" Prospettiva editrice in 2013, in 2014 he published together with Andrea Giannasi "La guerra a Lucca. September 8, 1943 - September 5, 1944," for the types of Tra le righe libri, in 2016 he published "Paragrafo 175 - La memoria corta del 27 gennaio", for the types of Tra le righe libri; He's translator of more than thirty texts by authors such as Poe, Rimbaud, Shakespeare, Wilde. In 2005 his article "The poète de sept ans" was included in the 2nd issue entirely dedicated to Arthur Rimbaud in the journal "Cahiers de littérature française II", a collaboration between the Centre de recherche sur la littérature français du XIX siècle the Sorbonne University Paris and the University of Bergamo. He was President of the Cultural Association "Cesare Viviani" of Lucca. Many of his works are on the site www.romanzieri.com. His blog is https://marteau7927.wordpress.com/
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